Patrimoine et Histoire

Visite de notre Patrimoine

Eglise paroissiale du XIIème siècle Saint Pancrace

Inscrite à l’Inventaire Général des Monuments Historiques par arrêté du 28 mai 2001. L‘église primitive, de dimensions assez réduites peut être datée du XIIe siècle : c’était un petit édifice roman. On peut encore voir à l’extérieur, par la cour d’accès au presbytère, une partie du mur de la nef, ornementé d’un fragment de frise lombarde et dont la voûte constitue actuellement celle des combles du presbytère. Elle fut agrandie au XIII ou XIVe siècle par une nef à trois travées, à berceau brisé, séparées par des doubleaux plats. Elle est accolée à deux chapelles latérales voûtées d’ogives. Dans les murs on remarque, à l’intérieur, le réemploi de quelques chapiteaux primitifs. Le chœur actuel est du XVe siècle, voûté d’ogives à cinq pans, avec colonnes fuyantes du début du flamboyant. La tribune fut construite en 1836.C’est François Fabre, architecte à Bédarieux, qui réalisa ces travaux d’agrandissement comprenant la construction d’une nouvelle travée dans la nef, d’une tribune et d’un portail d’entrée. Sont à retenir : le retable, La toile représentant le martyr de St-Pancrace, Les vitraux, La grille de communion en fer forgé fleurdelisée du XVIIe siècle.

Crédit photo : Christine Campins

Plus d’info : https://www.amisdelunas.fr/histoire-ancienne/st-pancrace/eglise.htm

Château de Dio

Érigé au pied de l’Escandorgue et surplombant les collines de ruffes rouges, le château de Dio date du 11ème et a été construit sur les bases d’une construction de l’époque Wisigothique. Ces vestiges ont été laissés par un petit-fils de Clovis. A l’époque féodale et jusqu’à la fin du 17ème le château était habité par les seigneurs de Dio. Un des seigneurs notables fut le Cardinal de Fleury, originaire de Lodève, précepteur du Roi Louis XV et ministre d’état de 1726 à 1743. La famille Fleury faisait partie de la noblesse du Languedoc. Son père a fait modifier l’aspect du château de la fin du 17ème au début du 18ème qui deviendra dès lors un château de campagne. Le château est aujourd’hui une propriété privée et est classé aux Monuments Historiques.

Crédit photo : Louis Alix

Plus d’info : http://www.chateaudedio.info/#!/Home

Ruines de la Chapelle St Georges

Inscrite dans un premier temps à l’inventaire des monuments historiques par arrêté ministériel du 6 juin 1988, la chapelle a été classée par arrêté du 17 juillet 1997. A l’est du village, sur la rive droite d’un ruisseau tapissé de galets blanchis par le soleil, protégée du vent du Nord par le rocher du Redondel et le relief de la vallée de Nize, à la convergence de combes et chemins, vous la découvrirez discrètement dissimulée derrière un rideau de cyprès. De son histoire nous savons peu de choses, mais dans ce lieu sauvage et paisible, ses ruines forcent au respect et à la méditation. C’est autour du IXème siècle et certainement du Xème siècle qu’il faut situer la construction de la chapelle Saint-Georges. Son architecture est composée d’une nef unique terminée par un chevet quadrangulaire. Son chœur plus étroit que la nef, s’ouvre sur celle-ci par un arc triomphal outrepassé. L’arc outrepassé de nos églises préromanes est une survivance de l’art wisigothique.  
Crédit photo : 
Christine Campins

Plus d’info : https://www.amisdelunas.fr/histoire-ancienne/st-georges/stgeorges.htm

Chapelle de Notre Dame de Nize

Monument protégé au titre des monuments historiques –  Inscription par arrêté du 28 mai 2001. A trois kilomètres environ à l’est de Lunas, par la Départementale 35E,  l’on trouve au fond d’une étroite vallée, dans un nid de verdure, une église champêtre dédiée à la Nativité de la Vierge. L’origine de ce sanctuaire remonte à une date imprécise, qui peut  se situer aux premiers siècles du christianisme, tout comme l’Abbaye de Joncels, dont il dépendait.  En pleine prospérité dès 1135, il se trouve mentionné à cette date dans la Bulle restée célèbre du Pape INNOCENT II, confirmant à l’Abbaye de Joncels la possession de 28 églises, parmi lesquelles,  » Sancta Maria de Aniza « .Érigée en prieuré, cette église est citée en 1223 dans le Rôle des Églises du Diocèse de Béziers sous le titre de  » Prior de Transiliaco et Eniza « .Le Prieuré de Nize servit de paroisse jusqu’à la Révolution. Cette paroisse était très étendue et comptait au XVIII ème siècle dix-neuf feux, totalisant plus d’une centaine d’âmes. Au XIX ème siècle, des ermites vinrent s’établir dans l’ancien prieuré, où le service religieux dominical était assuré par le vicaire de Lunas. Actuellement, rien ne subsiste de l’église primitive, la partie étroite de la nef et le clocher sont les seuls vestiges des constructions du Moyen Age. Les deux manifestations les plus importantes sont les pèlerinages du 15 Août et du 8 Septembre, qui attirent de nombreux fidèles venus de tous les environs.

Plus d’info : https://www.amisdelunas.fr/histoire-ancienne/nddenize/ndnize.htm

Fontaine des Yeux

A l’Indulgence plénière, accordée par le Bref du 9 Mai 1836 du Pape Grégoire XVI, il faut ajouter la persistance de la confiance des fidèles dans la guérison des infirmités de la vue par l’eau de la Fontaine Miraculeuse, située à 200 mètres environ du sanctuaire. A 200 mètres en aval du sanctuaire de Notre-Dame de Nize, cette fontaine dite miraculeuse est située en contrebas de la route. Son eau, réputée guérir les maux d’yeux, attire de nombreux visiteurs, pèlerins ou curieux. Le suppliant, après s’être lavé les yeux avec un linge mouillé par l’eau salvatrice, l’accroche aux arbustes environnants, abandonnant là son mal oculaire… Toutefois les vertus de la source n’ont pas toujours été limitées aux soins oculaires. La visite pastorale de 1636 nous apprend que pour guérir de la gale, des dartres et des douleurs de la tête, les fidèles se lavent dans une fontaine située à 300 pas de Notre-Dame de Nize.

http://amisdelunas.fr/folklore-traditions-populaires/fontaine-des-yeux.htm

Chapelle St Amans

Construction champêtre située sur le haut plateau au Nord-Est du village, à 4 km de Valquières, la chapelle se trouve sur l’ancien chemin menant de Bédarieux à Lodève à travers l’Escandorgue (actuel GR7).Séduisante dans sa solitude, à 679 mètres d’altitude, elle est implantée à la limite de Dio-Valquières, Lunas, Lavalette et St-Martin-des-Combes. Le promeneur peut, par temps clair, découvrir un panorama exceptionnel. Le bassin du Lodévois, la côte méditerranéenne et même les Pyrénées, à l’horizon, offrent un spectacle d’une rare beauté. Elle a été construite sur l’emplacement d’un des cinq ermitages existant vers la fin du VIIème siècle autour de Lodève comme l’attestent les actes de Charles le Chauve (844) et la bulle du Pape Adrien III (884).Ce modeste édifice (6,20 mètres de large pour une longueur totale de 12,30 mètres) se divise en deux parties : la chapelle proprement dite (terminée par une abside en cul-de-four) et un porche de 3,2 mètres, légèrement surbaissé, occupant toute la largeur.Bâtie en basalte et calcaire (matériaux locaux), elle est couverte de lauzes dans l’esprit caussenard.

https://amisdelunas.fr/petit-patrimoine/st-amans/ptpatrimoine-chapelle-st-amans.htm

Ruines de l’église St Nicolas à Taillevent

De l’église romane du XIIe siècle, qui a dû être construite sur les ruines de quelque vieux sanctuaire wisigothique, comme semble bien le prouver son implantation en plein champ et les trouvailles archéologiques faites à ses alentours, il ne reste que quelques pans de murs en très bel appareil moyen. L’Eglise St -Nicolas devait desservir à l’origine les premières agglomérations chrétiennes des environs: Cazilhac, Valeyrac, Seyriès, St-Martin de Clemensan, Taillevent, Les Planes, Vinas, St-Barthélemy et Fombines.

http://amisdelunas.fr/histoire-ancienne/taillevent-stnicolas.htm

Les pigeonniers d’époque Seigneurale

Lunas possède les ruines de 2 anciens pigeonniers seigneuriaux. L’un est visible depuis l’entrée de la poste (pigeonnier Ouest), en regardant le versant de l’autre côté de la rue, au-dessus du tunnel de la ligne de chemin de fer… l’autre se situe face au rocher du Camel (pigeonnier Est) que l’on atteint en prenant le chemin à gauche de la mairie (traverser la voie ferrée et monter le chemin sur 300 mètres environ). Ces ouvrages, propriétés privées, étant en très mauvais état de conservation, il serait imprudent de s’aventurer à l’intérieur. Il est possible qu’à Lunas, le pigeonnier du Camel ait joué également  le rôle de poste de surveillance de la voie venant de Lodève. Depuis une ouverture en façade (inhabituelle dans ce type d’ouvrage) on pouvait contrôler l’accès au village tout en restant en contact à vue, (voire à portée de voix) avec le château situé en face sur le Redondel.

http://amisdelunas.fr/petit-patrimoine/pigeonniers.htm

Le Château de Lunas

Achevé vers 1640, la construction n’a plus rien d’un édifice à vocation militaire. Initialement, il se composait de deux parties distinctes. L’aile ouest, bordant le ruisseau de Saint-Georges, est entièrement indépendante et constitue les communs. Les toitures sont couvertes de lauzes. Compte tenu de la densité de ce matériau, les charpentes sont peu pentues. Le mur limitant la terrasse sur le Gravezon est dans l’alignement des bâtiments d’angle. A la fin du XIXe les deux parties seront réunies, la terrasse agrandie. La charpente sera rehaussée et l’ardoise d’Angers se substituera aux lauzes. Une passerelle métallique permettra d’atteindre directement l’autre rive. Actuellement le château est devenu un restaurant.

Crédit photo : Aurélien Manenc

https://www.amisdelunas.fr/histoire-contemporaine/lunas-1900/100ans-chateau.htm

Les ruines du château du Redondel

L’histoire du château de LUNAS est liée à celle de la seigneurie de LUNAS : la voie romaine, qui reliait le Bas-Languedoc au Rouergue en empruntant le col de Pétafy, trouvait sur son tracé quelques points géographiques d’importance capitale, tels les lieux de Faugères, de Boussagues et de Lunas. Ce dernier, formé par l’extrémité nord-ouest du Pioch de Lintil et de Poussel-Roux, entre les ruisseaux de Saint -Georges et de Nize, est constitué par un à-pic vertical d’une centaine de mètres, dont la base flanque la rive gauche de la rivière de Gravezon. Connue sous la dénomination de  » Redondel « , cette abrupte et imposante masse rocheuse représentait de ce fait un point stratégique de premier ordre, commandant l’accès vers le Lodévois et les plaines du « Pays-bas « .Tant et si bien que très tôt s’éleva sur cette plate-forme en nid d’aigle un château dominant le croissant des habitations, qui, à son tiers inférieur, constituait la bourgade primitive. L’endroit d’implantation de ce château était particulièrement bien choisi : inaccessible sur les trois côtés formant l’à-pic, un large fossé de sept mètres de largeur sur dix mètres de profondeur, réalisé de main d’homme, ne permettait l’accès par le quatrième côté (communiquant directement avec le plateau) que par un pont-levis. S’il ne reste rien de la construction elle-même, il est toutefois possible de trouver de-ci, de-là, quelques gros pans de mur abattus et démantelés, et surtout de noter la curieuse particularité du mur d’enceinte, qui épouse le dessin sinueux de la falaise.

https://www.amisdelunas.fr/histoire-ancienne/chateaux/chateau1.htm

Les moulins

Au XIXe, Lunas comptait une dizaine de moulins en activité. Actuellement on peut encore observer : le moulin à huile d’olive du Pont de Ciffre, le moulin de Passero (blé), le moulin de Rouby (blé), le moulin des Pipes (blé jusqu’en 1870 puis servant à la confection de fourreaux à pipe), le moulin du Pont-d’Orb (chaux), le moulin du taillandier (fabrication d’outils agricoles).

http://www.amisdelunas.fr/petit-patrimoine/sommaire-petit-patrimoine.htm

Les ponts

La commune a su conserver ses ponts de pierre dans son patrimoine. Certains ont passé des décennies sous des enduits de mortier mais ont retrouvé aujourd’hui leur aspect primitif, d’autres ont échappé à des projets de restructuration destinés à  faciliter la circulation automobile. Ils sont 8 dans le village, souvent photographiés par les touristes et peints par de nombreux artistes. Le plus vieux est très probablement le pont sur le ruisseau de Nize dit « pont de Rouby ». Il a conservé sa largeur initiale et a échappé à l’action destructrice des crues car, constitué d’une seule arche, il ne prend pas appui dans le cours d’eau. Il est probablement d’époque médiévale

https://www.amisdelunas.fr/petit-patrimoine/eau/ponts-cartes.htm

La pierre du sacrifice

Énorme monolithe de grès, de forme ovalaire dont la face supérieure a été creusée. Les deux surfaces planes ou maies aménagées dans la partie supérieure du bloc présentent une légère pente vers un canal d’écoulement situé à chaque extrémité. Son nom provient d’une légende locale qui fait de ce site le lieu de cérémonies sanguinaires. Cet « autel », ne serait qu’un pressoir à raisins et pourrait être en relation avec l’abbaye de Joncels (les moines ayant toujours été producteurs de vin) et dater de l’époque médiévale.

https://www.amisdelunas.fr/petit-patrimoine/pierresacrifice.htm

En découvrir plus…

Lunas -Les-Châteaux possède un petit patrimoine très riche : lavoirs, fontaines, croix et calvaires, chapelles, maisons renaissances, caves d’affinage de Roquefort… 

Pour mieux connaître le village rendez-vous sur le site très complet, des Amis de Lunas : https://www.amisdelunas.fr/